Bon plan en Drôme...le Pays de Nyons

Publié le par Emmanuelle

LE PAYS DE NYONS ET LES BARONNIES

 

Gros coup de coeur pour ce "pays".

Ah la Drôme Provençale et ses villages perchés, perdus au milieu d'une végétation dense...

ça sent bon le sud, les olives et la lavande.

Tout est beau, c'est un véritable enchantement !

 

Première étape de ma route vers le sud :  

CREST et son centre médiéval

 

Ruelle-de-Crest.jpg

 

La fondation de Crest remonte au Xe siècle et serait dûe à la famille Arnaud à qui la ville doit son nom de Crista Arnaldorum ou Crête des Arnaud.

Aux Arnaud succèdent les Poitiers, comtes de Valentinois et Diois. L’évêque de Die n’a sous sa souveraineté que la moitié de Crest et en 1138 Adémar de Poitiers accorde une charte des libertés aux habitants ce qui  entraînera des guerres entre évêques et comtes pour la possession totale des terres et châteaux de Crest pendant près de deux siècles.

En 1217  Simon de Montfort, lors de la Croisade des Albigeois, s'empare de Crest.

Aymar de Poitiers prend alors son parti contre celui d'Arnaud de Die, capitaine du château supérieur qui lui est allié à l’évêque de Die.

Ce dernier livre Simon de Montfort aux Croisés rendant ainsi impossible la défense du château inférieur, celui d’Aymar, et donc de la ville.

Aymar est alors contraint de livrer Crest.

S'en suit  la " Guerre des Episcopaux " qui se terminera en 1347 par la victoire d’Aymar VI de Poitiers après la bataille d’Eurre.

La forteresse épiscopale est démolie, les Poitiers réunissent les 2 châteaux qui deviennent  la capitale de leurs états.

 

Crest devient française en 1426.
Les Grimaldi seront seigneurs de Crest de 1643 à la Révolution.

 

Crest connaît son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec le développement du commerce, de l’industrie des draperies, du coton et de la soie.

 

 

 

 

Evidemment, impossible de rater la Tour de Crest, le plus haut donjon de France, lieu de mémoire de la persécution des protestants dans la Drôme :

Tour-de-Crest.jpg

D'une hauteur de 52 mètres, la Tour de Crest date en partie du XIIe siècle et fait partie alors d'une importante forteresse protégeant la ville.
Tout au long du Moyen Age, deux seigneurs se disputent sa possession.

A partir de 1419, elle devient propriété des Rois de France qui la concèdent à différentes familles dont les Grimaldi, princes de Monaco.
Louis XIII ordonne le démantèlement de la forteresse en 1633. Ne subsiste alors que la Tour.
La Tour de Crest sert alors de prison jusqu’au XIXe siècle et devient propriété nationale après la Révolution.
En 1851, les opposants au coup d’Etat de Napoléon III sont les derniers prisonniers à y être enfermés.

Emouvant : les graffiti des prisonniers couvrant les murs...

 

 

 

 

 

 

 

 

Déambulez dans les ruelles de Crest, colorées et pleines de charme...

 

LE PAYS DE NYONS

 

Pont-roman-de-Nyons.jpg

 Incontournable : NYONS

Petite ville dont le pont roman surplombe l'Eygue,  Nyons, possession des seigneurs de Montauban au début du XIIIe siècle, est intégrée au Dauphiné en 1315.

Du XIIIe au XVe siècle, Nyons connaît une forte croissance liée à la présence de la cour papale en Avignon, à celle de marchands italiens et d'une importante communauté juive.


Les guerres de religion, commencées dans la région à la fin des années 1550, transforment profondément la ville.

En 1585, une citadelle, construite sur la rive gauche de l'Eygues, domine la ville.
Le château delphinal, construit au début du XIVe siècle, est démantelé.

Nyons devient alors place de sûreté protestante, jusqu'à l'édit de La Rochelle en 1622.

Louis XIII décide alors d'abattre les principales fortifications de la région, pour éviter qu'elle ne puissent servir de repaire aux protestants.
Toutes les places fortes qui n'étaient pas frontières furent démentelées. Nyons devint alors une ville ouverte.
Seules furent conservées les murailles de la ville.

 

La Tour Randonne, ou chapelle de Bon Secours, Clocher-de-Nyons.jpg

située au sommet du joli quartier des Forts, mesure 24 mètre de haut, 

et domine toute la vallée :

 

Cette tour fut construite par Randonne de Montaubant en 1280 rattachant ainsi sa baronnie à Nyons.


Un tablernacle du XVIIe siècle est classé monument historique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES BARONNIES

Les-Baronnies.jpg

En partant à l'aventure sur les routes de ce secteur, passant par le village des Pilles où je résidais (à l'Auberge de l'Aygues, petit hôtel situé en bord de route, ne payant pas de mine à l'extérieur mais tout à fait correct), j'ai découvert des villages complètement isolés mais ô combien charmants.

On peut rouler longtemps sans voir personne et d'un coup tomber sur quelques maisons ou un gite au milieu de nulle part.

Mention particulière au village de  Rochebrune, au sommet d'un "pic" rocheux, 43 habitants, avec sa tour et son église féodale, ses maisons fleuries... un vrai paradis inattendu, des gens charmants vous accueillant tout sourire. Quel enchantement ! Alors respectez la beauté du lieu et la tranquillité de ses habitants...

 

En continuant ma route je suis arrivée à Buis aux  Baronnies, agréable bourgade, avec ses ruelles commerçantes à arcades du XVe siècle.

 

Une Drôme provençale regorgeant de trésors, culturels comme naturels.

Un vrai bonheur...

Publié dans Drôme

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Charly 28/08/2014 18:48

Je prévois un petit WE en Drôme et je cherchais quelques bons plans. Merci pour ce petit article qui a su me donné quelques pistes ! Hâte de découvrir les merveilles de la Drôme provençale !